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samedi 9 juin 2012

Le printemps, saison des projets




J’ai deux enfants : Eugénie, 7 ans, qui termine sa 1re année à l’école et Geoffroy qui vient tout juste d’atteindre ses 3 ans. Depuis quelque temps, je réfléchis aux années à venir où il me faudra, en tant que chasseur et père, leur transmettre ce que je sais tout en stimulant leur intérêt pour la chasse. Avec mon fils, j’ai toujours eu l’assurance qu’il souhaitera me suivre dans mes aventures, mais je dois admettre qu’avec ma fille, rien n’est certain. Par exemple, quand je regarde, à la télévision, une émission de chasse, elle n’a à peu près aucun intérêt et ne se gêne pas pour le dire…

Mais voilà qu’une chose curieuse s’est produite dernièrement. Avez-vous vu ou lu Hunger Games de Suzanne Collins? L’héroïne est une jeune femme habile au maniement de l’arc. C’est tout ce que ma fille connaît du film et il n’en fallait pas plus pour qu’elle manifeste son intérêt pour l’archerie. Une idée fusa dans ma tête : je deviendrai archer en même temps qu’elle!

Je me suis donc mis en quête d’un arc de chasse d'occasion pas trop cher, mais qui offrirait des performances correctes. Il y avait beaucoup d’annonces pour ce genre d’équipement et j’en ai trouvé un tout équipé au coût de 200 $ CAN. Pour les connaisseurs, il s’agit du modèle « Havoc » fabriqué en 2001 par la compagnie États-uniennes Hoyt. Le type qui me l’a vendu, un sexagénaire grisonnant, s’était acheté une arbalète à la place, disant que c’était plus facile à utiliser (sic) à son âge. Je parle peut-être à tort, mais quand j’aurai soixante ans, j’envisage d'être toujours en mesure de bander… mon arc!

Cela dit, je suis ensuite allé à mon magasin de chasse habituel, Pronature de Sainte-Marie en Beauce, où l’on m’appelle par mon prénom quand j’y entre! Là, les gars s’y connaissent vachement en matière d’archerie. On a ajusté l’arc à mes mensurations. Après quelques flèches tirées, je dois admettre que j’ai beaucoup aimé l’expérience. Ça m’a amusé à tel point que je tâcherai de tirer aussi souvent que possible pour me perfectionner.

Restait maintenant à équiper ma princesse. Comme elle n’a que 7 ans, il me fallait trouver un arc avec une pression pas trop grande. J’avais d’abord l’intention d’attendre les vacances d’été pour aller directement chez Cabela’s dans l’état du Maine aux États-Unis, les prix y sont de loin inférieurs. Les détaillants canadiens nous volent sans vergogne; il en coûte 25 % plus cher en moyenne pour les arcs vendus de ce côté-ci de la frontière.

Une semaine plus tard, je consultai à nouveau les petites annonces et trouvai un arc pour jeune à bon prix. C’était encore mieux que ce que j’espérais et j’ai donc acheté un arc du modèle « Young gun » de la compagnie Bear archery. C’était un père qui l’avait acheté à son fils de 14 ans. L’allonge de cet arc s’est avérée trop courte quand ce dernier a eu 15 ans. Pour une fille de 7 ans, ça devrait faire quelques années!

Eugénie est donc équipée pour devenir une archère émérite! Son arc a été conçu pour pouvoir s’ajuster à sa croissance. Quand elle fêtera ses 12 ans, en mars 2017, elle sera en mesure d’obtenir son permis de chasse à l’arc. Et j’entends bien démarrer sa carrière de chasseuse dès le mois de mai suivant lors d’une chasse à l’ours noir!

Jusqu’à il y a une quinzaine de jours, je n’avais jamais envisagé, ne serait-ce un seul instant, de devenir chasseur-archer. Et maintenant, cette idée me ravit! Je suis avide d’information et lis tout ce que je trouve sur le sujet. C’est aussi ça le plaisir de la chasse!

Y a-t-il autre chose que je n'avais jamais envisagé comme ça? Je projette avoir beaucoup de projets!

dimanche 3 juin 2012

On a tous notre kryptonite - récit de ma chasse au dindon 2012


Cette année à nouveau, j’ai chassé le dindon sauvage. Bien que la saison de chasse ne soit pas encore terminée au moment d’écrire ces lignes, MA saison à moi est bel et bien terminée. Non pas parce que j’ai récolté le gibier tant convoité, mais bien parce que je suis las d’investir temps et énergie… pour cette fois. Ce sera donc partie remise et j’emploierai l’année qui vient à repenser à fond mon approche vis-à-vis cette chasse difficile. J’ai échoué pour une troisième année consécutive et en y réfléchissant, je commence à comprendre pourquoi. Voici mon récit :

Jeudi 3 mai 2012
Après une intense journée de travail au bureau, je rejoignis mon père le plus rapidement possible afin de partir en début de soirée, direction l’Estrie. J’espérais mettre à profit les derniers moments de clarté pour localiser le gibier. En toute fin de journée, les dindons reviennent vers leur perchoir nocturne, une information capitale pour chasser le dindon. Avec un peu de chance, le chasseur verra les oiseaux prendre leur envol vers leur arbre de prédilection. Au matin, le dindon en redescendra pour se poser à l’endroit précis où il aura pris son envol la veille au soir.

samedi 25 février 2012

Appâter


Voilà un an, alors que mes connaissances sur la chasse aux coyotes n’étaient que théoriques, je m’étais dit qu’il ne servirait à rien d’appâter avec des carcasses d’animaux morts puisque les coyotes sont des animaux nocturnes. Je me disais également qu’il ne serait pas avantageux pour moi de leur remplir la panse et d’ensuite tenter de les appeler en imitant le lièvre blessé, perspective d’un repas facile.

Je suis en train de changer d’avis.

lundi 6 février 2012

Une fois le coyote mort...

Le 27 décembre dernier, j’ai tué un coyote. C’est bien beau, mais que fait-on avec un tel animal sur les bras!? En ce qui me concerne, je ne possède pas le savoir ou les connaissances pour dépiauter ce genre de prise. J’ai donc fait appel à mon ami Sylvain L[…] qui, en plus d’être un excellent chasseur, est un trappeur aguerri.

Lors de cette même journée, je suis donc allé retrouver Sylvain dans son atelier où nous nous sommes installés pour effectuer le travail. Ça s’est bien passé et en un peu plus d’une heure, nous avions terminé. Il restait en fait les étapes de l’écharnage et du séchage. Sylvain s’est par la suite chargé tout seul de ces dernières étapes; je ne le remercierai jamais assez considérant qu’il y a mis plusieurs heures. Faut dire qu’en plus, la bête puait terriblement!
Par la suite, j’ai amené la peau séché du coyote dans une boutique située en plein cœur du village de Vallée-Jonction en Beauce : Taxidermie chez Éric. Quand j’y suis entré, Éric Bories travaillait justement sur une superbe pièce comprenant un coyote à la poursuite d’un cerf à queue blanche. Dans la boutique, il y avait des dizaines de peaux tannées; ours noirs, loups, coyotes, renards, castors, mais aussi carcajous, lynx, couguars, etc. Il y avait également un nombre impressionnant de têtes de chevreuils et de crânes de toute sorte. Un véritable musée!


J’ai discuté longuement avec Éric Bories et j’ai été surpris d’apprendre qu’il est en vérité un taxidermiste de renom; il est notamment l’auteur de l’orignal qui trône à l’entrée du magasin Latulippe à Québec.

M. Bories fera subir à ma peau de coyote un tannage à sec. C’est donc à suivre!

samedi 4 février 2012

Rusé animal...

Une dix-septième sortie ce 4 février 2012. Les conditions me semblaient parfaites : vent léger, ciel dégagé et neige fraîche. J’avais prévu chasser une seule station sur les terres d’une ferme dont j’avais obtenu l’autorisation au cours de la semaine précédente. Je me disais qu’après avoir chassé trois quarts d’heure, je ferais une balade en raquettes à neige afin de faire un peu de reconnaissance. Aussi, je souhaitais mettre à l’essai une silhouette de coyote afin d’inciter les vrais à se montrer un peu plus!

Tandis que je marchais en raquette, je tâchai d’appliquer quelques principes de précaution appris en lisant la revue « Predator nation ». Vent dans l’oreille, je m’installai assez loin (trop loin en fait) du boisé principal en cherchant à couvrir mes arrières en cas de manœuvre de contournement par un éventuel coyote.

mercredi 1 février 2012

Une pause lecture!

À la fin de janvier, j’ai pris congé de la chasse aux coyotes. Je suis allé passer une semaine sur les plages de Cuba avec Sophie et les enfants. Il a fait beau et chaud et nous en sommes revenus reposés.

En route vers l’aéroport, j’ai fait un arrêt chez Magazines Lecto à Québec (une boutique offrant une grande variété de revues sur une foule de sujets), histoire d’avoir quelques trucs à lire pendant le séjour. Je me suis spontanément dirigé vers la section sur la chasse et quelle ne fut pas ma surprise de trouver là une revue sur la chasse aux prédateurs. Or il se trouve que j’aime justement la chasse aux prédateurs! (j’ai toujours ça en tête pour dire vrai!)

J’ai donc acheté cette revue, « Predator nation », au montant de 4.99 $, et j’aimerais vous en faire la critique.


Un seul mot, WOW!

C’est d’abord une revue d’une centaine de pages avec un TRÈS faible contenu publicitaire (moins de 5 %), donc beaucoup d’articles de fonds. C’est rédigé en anglais. Moi, ça ne me pose pas de problème, mais j’ajouterais pour ceux qui sont moyens à lire l’anglais que vous ne devriez pas vous arrêter à ce facteur en ce sens que quand le sujet t’intéresse, tu finis par comprendre! Le numéro que je me suis procuré était pour hiver et printemps 2012, ce qui me laisse penser qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de publications tout au long de l’année.

Je me suis mis à lire cette revue avec avidité. Les articles contenaient tellement de matière qu’il était parfois difficile de tout assimiler. Ça m’obligera à la relire quelques fois encore! Sans cesse, je faisais des parallèles avec mes propres expériences et j’arrivais à comprendre mes nombreux échecs et mon (seul) succès du 27 décembre dernier. La chasse aux prédateurs, c’est beaucoup de réflexion; lire « Predator nation », je crois, m’a aidé et m’aide à préciser le sens de mes réflexions envers cette chasse.

Combinée à mes expérience, la lecture de cette revue me sera, je le crois bien, on ne peut plus bénéfique pour avancer sur ma courbe d’apprentissage!

jeudi 5 janvier 2012

Apprentissage de la chasse aux coyotes

Suite à ma chasse couronnée de succès du 27 décembre dernier, je suis retourné trois fois tenter le coup, mais sans succès. Je me rends compte que les conditions météorologiques sont probablement un facteur déterminant pour la chasse des prédateurs. Le vent, les précipitations, la température et la pression atmosphérique semblent avoir un impact. À ce jour, j’ai réussi à faire venir à l’appel deux renards et un coyote que j’ai récolté. Quand j’y repense, il en ressort une constante : il faisait beau, frais et il y avait un vent léger ou quasi absent. Il y avait de la vie dans la forêt...

Un autre élément qui me semble important, c’est d’arriver silencieusement sur le site de chasse. Malheureusement au cours des derniers jours, une couche de neige croûtée m’empêche d’être furtif. En général, je stationne ma voiture près des bâtiments des fermes, puis je marche en moyenne 800 à 1 000 mètres avant de m’installer. Il est simplement logique de penser qu’être silencieux accroît mes chances. Ça ne peut pas nuire en fait!

Même si je fais plusieurs sorties sans rien voir, il me faut persévérer et ajuster ma technique. Ça finira bien par payer! Le coyote est un animal qui mérite tout mon respect; il est désolant qu'en 2012 encore, certains prétendus chasseurs ne pensent qu'à en abattre un maximum pour ensuite les mettre à la poubelle...

mardi 27 décembre 2011

Je suis un chasseur de coyotes

Le 27 décembre 2011, en plein Temps des Fêtes, j'avais enfin un peu de temps pour moi et j’en profitai pour filer à la chasse aux coyotes. Je suis adepte de cette chasse depuis peu de temps et mes sorties précédentes avaient été un peu décevantes; ma motivation n'était pas à son plus haut niveau! Depuis ma dernière chasse, plus de deux semaines s'étaient écoulées. J’avais entretemps pris soin de réfléchir consciencieusement à la question afin d’ajuster mon approche…

Sur mon territoire de chasse, il y a une dizaine d’endroits où j’ai la permission. Pourtant, j'avais du mal à tout gérer (je n'arrivais jamais à me fixer quand venait le temps de décider où aller). Pour y remédier, j'ai fait un peu de travail de bureau, à savoir une carte géographique avec mes sites identifiés combinée à des photos aériennes desdits sites.

Vers 5 h 30, je me levai un peu poqué. La nuit avait été courte; la petite avait toussé toute la nuit. Bon, sa mère était là et s'en occuperait, moi, je filai à la chasse, mais gardai tout de même le téléphone portable à proximité. Une fois arrivé dans mon secteur de chasse, j’arrêtai la voiture en bordure de la route pour consulter mon dossier et, en fonction de la direction du vent, je choisis d’aller chasser sur un site situé non loin de chez moi. Je repris la route et arrivai sur les lieux vers 6 h 15, c'était la première fois que j'allais chasser sur ce site.

Le propriétaire des lieux, qui m’avait préalablement accordé l’autorisation de chasser sur sa terre, m’avait fourni de précieux renseignements quant à la présence de canidés sauvages. Je savais donc qu'il y avait des coyotes dans le secteur et la vue de pistes de renard à proximité des bâtiments de ferme me donna néanmoins bon espoir. 

Alors que je parcourais les quelque 1 000 mètres pour atteindre le bout de la terre, je me rendis compte que le vent du sud-ouest annoncé soufflait en fait plein sud, ce qui compromettait ma stratégie établie. Je décidai donc de couper à travers champs afin de contourner un îlot boisé de 200 mètres de diamètres; je ne voulais pas que mon odeur « contamine » cet îlot qui était lui-même situé à environ 200 mètres du massif forestier principal. Tout au long de la marche, le jour naissant me permettait d’avoir une bonne visibilité et je notai plusieurs pistes fraîches dans la neige poudreuse.

À cause du vent, qui soufflait tout de même à 15-20 km/heure, je choisis de m'embusquer dans une ligne de branches, relativement dense, qui séparait deux champs. De là, je voyais beaucoup de lisières de boisé propices à l’apparition d’un coyote. Chemin faisant, je laissai mon appeau électronique Foxpro à une centaine de mètres en prenant soin de faire jouer un chant de corneille au plus bas volume (le cri de la corneille est un son neutre que je fais jouer simplement pour m'assurer du bon fonctionnement de l’appareil avant la chasse).
 
Je m'installai au sol, puis attendis cinq minutes avant de faire jouer à bon volume le son « Coyote locator » pour moins d'une minute, puis fis silence pour trois minutes. J'envoyai ensuite une séquence de deux minutes de « Jackrabbit distress », puis je fis à nouveau le silence pendant 4-5 minutes. Je répétai ensuite le même manège. Pour moi, c'était une nouvelle stratégie puisque pendant mes sorties précédentes, je laissais jouer la plainte en continu. J'en étais à quatorze minutes sans le moindre signe de vie quand j’aperçus soudainement un coyote qui remontait la ligne près de laquelle je me trouvais. J’insiste sur le mot soudainement parce qu'il était à moins de vingt mètres…

« Merde! Il est beaucoup trop proche. » me dis-je en moi-même. Il ne lui restait que quelques pas à faire pour capter mon odeur ou me voir et décamper sans demander son reste. Et pour en rajouter, ma carabine ne pointait pas du tout dans sa direction; en fait, je ne m'attendais plus ou moins à voir un coyote et surtout pas à le voir arriver de cette direction. Avec du recul, j’aurais pu prévoir sa démarche en ce sens qu’il venait se positionner à bon vent par rapport à l’appeau électronique.

Rapidement, mais pas trop, j'enlevai le cran de sûreté, soulevai ma carabine pour dégager les pattes du bipode restées prises dans la neige et la fis pivoter de 70° sur ma droite. Heureusement, mon appeau électronique Foxpro n’émettait plus à ce moment, forçant le coyote à s’arrêter et scruter le champ pour savoir où se trouvait son repas potentiel. L'écran de branches était à mon avantage. Sans prendre le temps d’assoir ma carabine sur son bipode, je visai le poitrail et laissai partir le coup. Il était 7 h 15.

Le coyote, un mâle, fut foudroyé et s’écroula sur place. Tout s’était passé très rapidement. J’avais bien réagi et la séquence de mes gestes s’était avérée bonne. Distance du tir : seize verges. Tout avait été exécuté parfaitement – il faut bien que je me complimente un peu puisque ce n’est pas mon habileté au tir qui ressort de cette histoire –!

Fier de moi, je fis quelques photos pour immortaliser la scène et ce fut avec émotion que je touchai de la main mon premier coyote! Quel animal formidable! J’étais euphorique et ce fut dans cet état d’esprit que je m’attelai à la tâche de le ramener jusqu’à mon véhicule. C’était lourd et ce fut en sueur que j’arrivai près des bâtiments de ferme! Par curiosité, j’accrochai une balance sur la rampe du monte-balle pour peser mon coyote : 54 livres (24.5 kg). En termes de coyotes, c’est un gros, considérant que le poids normal se situe entre 35 et 45 livres (16 à 20 kg).

Et voilà, je suis maintenant un chasseur de coyotes confirmé!


lundi 5 décembre 2011

La chasse aux prédateurs n'est pas facile


La saison de chasse des prédateurs est commencée depuis le 25 octobre dernier. Cela coïncide avec l’ouverture de la saison de trappage des animaux à fourrure. La réglementation en cours oblige les chasseurs à porter le dossard de sécurité jusqu’au 1er décembre, jusqu’à ce que la saison de chasse du cerf soit terminée. Après cette date, l’obligation tombe, ce qui procure un avantage certain pour se fondre dans le décor.

À ce jour, j’ai fait quatre sorties sans succès. En fait, je devrais plutôt parler de séances d’apprentissage! Je suis à la base un sauvaginier et depuis peu un dindonnier; j’ai tout à apprendre et mon approche vis-à-vis cette nouvelle chasse est à revoir de façon globale. Voici un résumé de ma démarche :

mardi 22 novembre 2011

Compte-rendu chasse du 19 novembre 2011

Enfin de retour après une léthargie de quelques semaines! En fait, j’ai éprouvé quelques difficultés à trouver des oiseaux et quand j’y arrivais, des chasseurs ayant plus de disponibilité que moi, allaient chasser avant moi. De plus, j’ai expérimenté à quelques reprises la chasse aux prédateurs, ce qui m’a enlevé un peu de temps pour me consacrer à la sauvagine. Mais voilà, je suis de retour!

Cela faisait au moins cinq jours que je surveillais un groupe d’outardes. Avant de former un « X » stable, elles y ont mis le temps! Vendredi matin, je comptai 180 outardes dans un champ de maïs labouré pour une deuxième journée consécutive. J’obtins les permissions et invitai mon collègue Sylvain L[…] à venir partager cette chasse avec moi.

Le rendez-vous fut donné pour 5 h 30. C’était un matin venteux, mais pas froid et sans aucune rosée au sol. Comme mentionné précédemment, c’était un champ labouré très large dans lequel il était impossible de se cacher. À la limite de celui-ci se trouvait une mince clôture délimitant le champ voisin. Quelques hautes herbes poussaient sous cette clôture et c’est là que nous décidâmes de nous cacher. Nous n’avions pas amené les caches tombeau par manque d’espace dans nos véhicules en croyant que cette ligne d’herbes serait suffisante.

jeudi 27 octobre 2011

Compte-rendu chasse du 26 octobre 2011


Hier matin, comme à mon habitude, j’allai travailler en passant par quelques petites routes de campagne. Chemin faisant, j’aperçus un champ où une foule d’outardes et de canards s’y trouvaient. En fait, il s’agissait du même champ où j’avais chassé avec mon collègue Sylvain L[…] le 14 octobre dernier.

Une fois arrivé au bureau, je tombai sur Sylvain qui me dit sans préambule :
— As-tu vu ce que j’ai vu ce matin?
— Oui, environ 400 outardes et encore plus de canards.
— Moi, j’ai pas de problèmes pour demain matin!
— OK, je m’occupe d’obtenir à nouveau la permission. Sophie est à Chicago cette semaine et je dois voir si quelqu’un peut s’occuper de mes enfants. Cependant, je pense que ça va nous prendre un peu de renfort parce qu’il y avait beaucoup d’oiseaux dans ce champ-là.

J’avais en tête de contacter deux gars afin de former un quatuor. Mon ami Kevin P[…] accepta l’offre en moins de dix secondes! Et pour compléter, j’avais bon espoir que Jonathan C[…] puisse se joindre à nous, mais son travail ne lui permettait pas de s’absenter ne serait-ce que quelques heures ce jour-là. Qu’on se le dise, le travail aura toujours la priorité sur la chasse…

À 5 h 20, j’avais donné rendez-vous à Kevin près du lieu de la chasse. Il arriva en compagnie de sa superbe acolyte à quatre pattes, Maya, une femelle Golden retrievers issue d’une longue lignée de chasse. Sylvain quant à lui connaissait l’endroit et s’y rendit directement. Dix minutes plus tard, nous nous trouvâmes dans le champ de maïs à travailler à l’installation de nos appelants. Nous plaçâmes les caches en retrait ce ceux-ci afin de ne pas trop attirer l’attention sur nous.

mardi 25 octobre 2011

Compte-rendu chasse du 23 octobre 2011


Vendredi dernier, mon ami Olivier C[…] me proposa une chasse du canard au champ. J’acceptai volontiers son invitation et me joignis à un groupe de trois chasseurs formé par Ian T[…], Jean M[…] et Olivier bien entendu. J’étais très optimiste vis-à-vis de cette chasse puisque la prospection faite par Oliver laissait présager le meilleur. De plus, le lieu de la chasse se trouvait littéralement au pied du mon Bélair, ce qui revêtait un caractère particulier pour moi puisqu’il s’agit d’un lieu que je fréquente très souvent lors de mes entraînements en vélo de montagne.

À 5 h 45, nous nous retrouvâmes donc sur les lieux de la chasse. Puisqu’il avait plu abondamment les jours précédents, le chemin de ferme était impraticable et nous dûmes transporter tout le matériel à pied. C’était un champ de citrouilles et de grains. Ici et là se trouvaient des ornières remplies d’eau. Pas étonnant que les canards puissent fréquenter un tel endroit. En guise de cache, nous nous adossâmes à un gros tas de pierres où des broussailles et quelques bouleaux tortueux prenaient racine.



mardi 18 octobre 2011

Compte-rendu chasse du 15 octobre 2011


Pour une première fois cette saison, j’ai fait une chasse en solo. Dans les jours qui précédaient, j’étais allé visiter ce site et j’y avais aperçu une vingtaine de canards huppés en plus de trentaine de canards noirs et colverts. Il n’en fallait pas plus.

Ce matin-là, le temps était pluvieux et un vent froid soufflait avec ardeur. C’était une véritable journée d’automne où il aurait fait bon de rester au chaud à la maison. Au cours de la nuit, j’avais entendu la pluie tambouriner le toit et la tentation de demeurer dans mon lit était forte, d’autant que je n’avais de rendez-vous avec personne sinon moi-même.

Je me levai malgré tout en me disant que je regretterais de ne pas être allé chasser par un pareil temps. À 5 h 30, j’arrivai sur le site et la pluie me semblait même avoir forci. « Tant pis! » me dis-je en moi, j’avais de bons vêtements et le reste n’était qu’une question d’attitude!

vendredi 14 octobre 2011

Compte-rendu chasse du 14 octobre 2011


Il y a beaucoup d’oiseaux dans mon secteur. En fait, les oies blanches ne sont pas encore significativement arrivées; les dortoirs importants sont tranquilles, ce qu’apprécient les canards et les outardes. Hier, après avoir laissé mon garçon à sa garderie, j’ai repéré plusieurs « X » d’outardes, dont un qui me semblait intéressant, puisque situé à proximité du bureau (il comprenait environ 200 oiseaux). Comme j’avais déjà chassé dans ce champ à deux reprises, j’en connaissais le propriétaire et n’eus pas de mal à obtenir l’autorisation pour le lendemain.

C’était un champ de maïs fourrager bordé par une pièce de luzerne. La veille, les outardes étaient à cheval sur les deux cultures. J’avais donné rendez-vous à un nouveau collègue de travail, Sylvain L[…], 34 ans, véritable mordu et sauvaginier expérimenté. À 5 h 30, nous nous retrouvâmes sur le terrain à installer nos appelants dans une disposition de « fer à cheval ». Pour camoufler les caches-tombeaux adéquatement, nous les installâmes dans le champ de maïs avec le champ de luzerne par-derrière. Il y avait cependant un risque puisque je savais d’expérience que les outardes préfèrent atterrir dans un champ vert, puis marcher vers le chaume. Le vent d’est ne nous laissait pas le choix de nous installer ainsi.

mercredi 12 octobre 2011

La Réserve nationale du Cap Tourmente... compte-rendu du 7 octobre 2011



L’automne se poursuit et question de varier mes expériences, j'ai eu la chance d’être invité par mon ami Tralee M[...] à participer à une chasse de l’oie blanche dans la Réserve nationale du Cap Tourmente. Pour ce faire, nous avons formé un groupe de quatre chasseurs comprenant Alexandre F[…], Alexandre M[…], Tralee M[…] et moi-même. La chasse se déroulant sur deux demi-journées (de midi à midi), je ne participais pour ma part qu’au premier après-midi.

Ceux qui connaissent la Réserve ne savent peut-être pas que la pratique de la chasse y a changé depuis un an ou deux. En effet, on a réduit le nombre de caches tout en abolissant la chasse à marée basse sur la batture. Plus de traditionnelles balades à cheval dans la vase… C’est bien dommage, mais d’un autre côté, il est plus agréable de chasser au sec et de demeurer propre! De plus, le nombre de journées de chasse a été réduit à 14 pour toute la saison, ce qui a eu pour effet d’améliorer le succès de la chasse au quotidien.


mercredi 5 octobre 2011

Une chasse de merde... compte-rendu du 5 octobre 2011


À 5 h ce matin, j’avais rendez-vous dans le champ avec mes compagnons de chasse Jonathan C[...], Frédéric M[…] et Louis-Philippe (un tireur aguerri). Quand nous arrivâmes sur place, nous avons eu la mauvaise surprise de constater que ce champ de maïs fourrager avait été si bien récolté qu’il ne restait plus rien pour camoufler nos caches. 

De plus, le vent qui soufflait du nord-est ne nous avantageait pas vraiment. Mais le comble, c’est qu’il y avait un gigantesque amas de fumier de bovin dans le champ et nous n’eûmes point d’autres choix que de s’y coller pour nous camoufler. Oui, c’était malodorant et il y avait abondance de «jus de pisse» qui s’en écoulait, formant des flaques écœurantes.





mardi 4 octobre 2011

Une bonne prospection...


Ce matin, 4 octobre 2011, en allant porter mon petit garçon à sa garderie, je me suis permis de faire un peu de prospection. Je n’ai pas trouvé grand-chose en fait. Mes amis Frédéric M[…] et Jonathan C[…] ont pris le relais un peu plus tard dans la journée et ont rapidement repéré un champ de maïs (un des rares récoltés à ce moment de l’année) rempli d’outardes. Ils ont sans difficulté obtenu l’autorisation du propriétaire pour une chasse demain, le 5 octobre. Et en plus, c’est à deux pas de la garderie! Il n’y avait rien à mon passage, mais le champ s’est garni au fil de la journée.

En repassant chercher mon fils ce soir, je suis allé repérer les lieux pour faciliter l’installation au cours de la nuit prochaine. Voici ce que ça donne :

Je vous tiendrai au courant des résultats. Pour l’instant, je vais me coucher pour être en forme!

(En cliquant sur l'image, ça permet de l'agrandir pour en voir le fin détail)

jeudi 29 septembre 2011

Compte-rendu chasse du 29 septembre 2011 - C'était fou!


Une chasse en semaine. Mes amis Jonathan C[…] et Frédéric M[…] sont en vacances. Inutile de dire ce qu’ils font cette semaine! Hier, ils ont prospecté le territoire pour trouver les sites d’alimentation des canards et ils ont obtenu l’accès à un champ d’avoine qui semblait prometteur. Selon eux, plusieurs canards le survolaient la veille. Il faut dire que la rivière coulait non loin de là, ce qui réunissait toutes les conditions pour une chasse fructueuse.

Après une courte nuit, nous nous retrouvâmes dans le champ à installer plusieurs dizaines d’appelants de canard ainsi que quelques appelants d’outarde. Pour dynamiser notre installation, nous installâmes deux « mojos ». Nous étions fin prêts au moins 25 minutes avant l’heure légale de la chasse. Le soleil n’était pas encore levé quand les premières bandes de canards arrivèrent.

dimanche 25 septembre 2011

Compte-rendu chasse du 24 septembre 2011


C’était jour d’ouverture de la saison de chasse au canard. Et le canard, c’est un oiseau relativement difficile à trouver lors de la prospection; il est discret et très furtif. Tout de même, j’avais réussi à en trouver une certaine quantité, que j’estimai à environ 200 individus, dans une série de trois champs contigus. À l’extrémité de ces champs, coulait tranquille une petite rivière où les canards allaient barboter. Il me fallait obtenir l’autorisation de deux différents propriétaires, mais comme j’avais déjà chassé là en 2009, je n’eus aucune difficulté.

Vendredi soir, la veille de la chasse, j’ai dû travailler fort pour préparer tout mon matériel. Ah! La procrastination! Bref, je me couchai vers les 22 h sans rencontrer trop de difficulté à trouver le sommeil. Mais ce fut de courte durée puisqu’à 2 h, je me réveillai de crainte de passer tout droit. Tant qu’à être réveillé, je me levai pour me préparer au départ.

vendredi 23 septembre 2011

Munitions de chasse au canard


Toujours en quête de perfectionnement, je crois qu’il est temps remettre en question les vieilles pratiques qui semblent évidentes. En termes de munitions de chasse, beaucoup d’idées reçues proviennent de l’époque où les billes de plomb furent interdites à la chasse. C’était quelque part au milieu des années 1990.

À ce moment, peu de gens connaissaient les performances de l’acier qui instaurait son hégémonie. Je me souviens d’avoir éprouvé le sentiment commun de frustration à l’édit de cette nouvelle réglementation. Aujourd’hui pourtant, je ne reviendrais jamais en arrière. L’acier, ça va super bien! Les vendeurs à l’époque disaient des trucs du genre : « Aux canards, si tu tires de la bille #4 dans le plomb, tu dois tirer de la bille #2 dans l’acier ». C’était n’importe quoi! Aujourd’hui, on sait que la bille d’acier #4 équivaut à la bille de plomb #4.

Mais pourquoi est-ce que j’utilise des billes #4? C’est l’heure de se remettre en question! Voici une anecdote :

mercredi 21 septembre 2011

Compte-rendu chasse du 17 septembre 2011



Voici le récit d’une fin de semaine de chasse particulière en ce qui me concerne. En effet pour la première fois dans ma carrière de sauvaginier, j’ai fait appel aux services d’un guide professionnel. En fait, c’est un forfait que j’avais gagné lors du concours de photos 2010 de l’ASGRQ. Et ce forfait, c’est le guide Marc Harvey qui l’offrait.

Je connaissais Marc Harvey pour l’avoir croisé à quelques reprises et pour avoir entendu parler de ses compétences de guide-chasseur. Les commentaires, glanés ici et là, étaient généralement positifs. Le seul point négatif entendu sur son compte était qu’il guidait les chasseurs dans un territoire restreint qui se limitait en fait au secteur de Montmagny et Bellechasse. Justement là où je voulais chasser puisque ma famille possède un chalet à Berthier-sur-Mer tout juste au bord du St-Laurent.

Deux jours avant la chasse, Marc Harvey me téléphona pour me dire que, malgré une prospection intensive, le gibier se faisait rare. Le nombre d’outardes migratrices était très faible et il n’y avait pas de grand regroupement. En fait, il avait aperçu plusieurs petits groupes ici et là, mais rien qui ne vaille la peine de se déplacer. Très honnêtement, il m’a fait part de ses doutes en me disant qu’il reprenait la prospection pour le vendredi, la veille de la chasse supposée. En tout, Ce jour là, Marc a parcouru quelques 385 km pour dénicher les oiseaux, mais en vain. (la réputation de ne couvrir que son patelin est complètement fausse si je peux me permettre!)

Pour ma part, il n’était pas question d’annuler la partie de chasse puisque mon bon ami Geoffroi V[…] descendait de la région de Montréal avec sa conjointe Julie B[…] et leur petit Félix, deux ans, pour passer la fin de semaine avec nous. La chasse était en fait un prétexte pour un séjour en famille au chalet!

dimanche 11 septembre 2011

Compte-rendu chasse du 10 septembre 2011


Nous avons brisé la glace pour la nouvelle saison qui débute à peine!

Comme chaque année, il y a une présaison de chasse à l’outarde qui débute le 6 septembre. Et comme chaque année, il est toujours difficile de chasser dans les premiers jours de ladite présaison puisqu’il y a peu ou prou de bernache résidente dans notre région. Cela dit, j’ai tout de même l’œil ouvert! 

L’instigateur de cette chasse est Jonathan C[…] qui était très motivé malgré le peu d’oiseaux observés et la chaleur estivale des derniers jours. Sous son impulsion, j’allai prospecter vendredi matin sans grand résultat. Tout ce que j’aperçus se résume à une soixantaine d’outardes dans un champ inondé suite au passage de l’ouragan Irène. Je communiquai donc mes observations à Jonathan qui alla compléter la prospection en fin de cette même journée.